Pourquoi c’est si long de faire traduire ?

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Chronomètres
Chronomètres, par Geralt sur Pixabay.com

Vous avez besoin d’une traduction demain à la première heure… mais votre traducteur vous annonce deux jours de délai. Que peut-il bien faire de tout ce temps ? Rassurez-vous, il est loin de se tourner les pouces. Traduire un texte demande du temps, d’autant plus si vous collaborez pour la première fois. Je vous propose de découvrir ensemble les grandes étapes d’un projet de traduction et les façons dont vous pouvez réduire les délais, autant que possible.

La traduction en 4 étapes

Sauf projet spécial, les traducteurs divisent généralement leur travail en 4 grandes étapes :

Étape 1 : les recherches

Pour le traducteur, l’étape des recherches permet de planter le décor :

  • Qui êtes-vous ? Un avocat ne s’exprime pas comme un ingénieur, tout comme deux entreprises évoluant dans le même secteur d’activités ne présenteront pas leurs produits de la même façon. Pour transmettre votre message fidèlement, le traducteur doit donc se glisser dans votre peau et adopter votre façon de vous exprimer. Il doit apprendre à vous connaître, vous ou votre entreprise, vos produits ou vos services, votre style, etc. Pour cela, il étudie votre site Web, d’anciennes traductions que vous avez pu commander par le passé et tout autre document que vous voudrez bien lui fournir.
  • À qui vous adressez-vous ? Faites-vous traduire pour le grand public, pour vos employés ou pour une administration ? Vos lecteurs sont-ils jeunes ou âgés, débutants ou experts, admirateurs ou détracteurs ? Pour garantir que votre message sera bien compris, le traducteur doit adapter son vocabulaire et son style d’écriture au destinataire, d’où l’importance de prendre le temps de l’étudier.
  • Que cherchez-vous à obtenir ? Voulez-vous informer, convaincre ou amuser vos lecteurs ? Les possibilités sont multiples, tout comme les méthodes de rédaction. Sans contexte, la traduction peut partir dans tous les sens.

Étape 2 : la traduction

Voici l’étape que tout le monde connaît, la traduction proprement dite. Le temps de travail varie selon la complexité du texte à traduire et les connaissances du traducteur sur le sujet abordé.

On croit souvent que le travail se termine là. Pourtant, à ce stade, la traduction n’est encore qu’un simple brouillon. Le traducteur doit ensuite passer par plusieurs étapes de vérification indispensables.

Étape 3 : la révision

Pendant la révision, le traducteur compare minutieusement le texte d’origine et sa traduction. Il va et vient entre les deux textes, mot par mot, phrase par phrase, paragraphe par paragraphe… pour vérifier qu’il n’a rien oublié ou mal traduit. Une nuance mal retranscrite, une phrase ou un morceau de phrase oublié, une date ou un nombre erroné, un nom mal orthographié… rien ne doit lui échapper.

La révision est parfois presque aussi longue que la traduction elle-même. C’est un travail fastidieux, mais crucial. Court-circuiter cette étape aurait des conséquences désastreuses sur le résultat final. Imaginez un chiffre en trop qui se serait glissé dans votre déclaration d’impôt…

Étape 4 : la relecture

La relecture est la dernière étape d’une bonne traduction. Le traducteur doit faire l’effort d’oublier le texte d’origine, pour se concentrer uniquement sur la version traduite. Ce n’est pas évident, surtout quand on travaille sur un texte long depuis plusieurs jours ! L’idée est de se mettre à la place du lecteur qui découvre le texte pour la première fois.

Est-ce clair ou faut-il relire certains passages plusieurs fois pour les comprendre ? Le langage est-il naturel ou peut-on deviner qu’il s’agit d’une traduction un peu maladroite (mot-à-mot) ? Est-ce agréable à lire ou un peu lourd (phrases trop longues ou style trop soutenu) ?

Comment réduire les délais ?

Montre
Montre Mains Smartwacht, par namair sur Pixabay.com

Vous comprenez à présent pourquoi le travail de traduction est si long… ce qui ne vous empêche pas d’être pressé. Que faire ? Vous faites bien de vous poser la question, car il existe des moyens de réduire les délais. Voici quelques conseils :

  • Choisissez bien votre traducteur.
    • Ses domaines de spécialité sont-ils adaptés à votre projet ? Plus il aura investi dans des formations et maîtrisera son sujet, moins il perdra de temps à déchiffrer votre texte et à chercher ses mots.
    • Maîtrise-t-il la langue d’arrivée ? Rien ne vaut un traducteur qui traduit vers sa langue maternelle. Le travail de traduction est beaucoup plus fluide et le résultat est beaucoup plus naturel. Votre traducteur perdra moins de temps en relecture.
    • S’intéresse-t-il à votre projet ? Plus il vous posera de questions dès le début, pour bien comprendre vos attentes et le contexte de votre projet, moins il hésitera en cours de traduction.
  • Fournissez un maximum de renseignements :
    • l’adresse de votre site Web, de votre blog et de vos pages publiques sur les réseaux sociaux ;
    • des documents semblables que vous avez déjà fait traduire ;
    • un glossaire ;
    • une liste explicative pour les acronymes et les abréviations ;
    • la prononciation des noms et prénoms japonais ;
    • une liste de vos expressions favorites ou de celles à éviter.
  • Nouez une relation durable avec votre traducteur.
    • Plus il a l’habitude de travailler avec vous, moins il a besoin de faire des recherches.
    • Plus il vous connaît et plus il vous comprend entre les lignes. Il se pose donc moins de questions et cherche moins ses mots.
  • Préparez bien vos documents.

    • Avez-vous relu votre document et utilisé un correcteur orthographique ?
    • Votre texte est-il clair ou faut-il relire certains passages plusieurs fois pour les comprendre ?
    • Vos schémas et vos calculs sont-ils justes ?

À vous de jouer.

J’espère que ces quelques astuces vous aideront à faire traduire vos documents en temps voulu. Dans tous les cas, la meilleure façon d’obtenir une traduction dans les délais reste encore de s’y prendre à l’avance. Un document est en cours de création et vous savez déjà qu’il faudra le faire traduire ? Prévenez tout de suite votre traducteur. Rappelez-vous que vous n’êtes pas son seul client : plus vous tardez à le prévenir, plus il risque d’être occupé sur un autre projet.


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