Où trouver un traducteur de japonais ?

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Photos de profil, par coffeebeanworks sur Pixabay.com

Vous parcourez les résultats de recherche sur Internet depuis des heures, vous avez tenté des mots-clés en tout genre, mais rien n’y fait. Impossible de mettre la main sur un traducteur de japonais ! Pas de panique, voici 5 annuaires pour tenter de trouver votre bonheur.

Le traducteur de japonais est un oiseau rare… sur les moteurs de recherche seulement.

L’an dernier, j’ai été surprise par les résultats d’un sondage, publié sur le site Slator.com. Apparemment, il est très difficile de trouver des traducteurs hautement qualifiés en français et en japonais. Vraiment ? Si « qualifié » rime avec « spécialisé », alors oui, nous ne sommes pas assez nombreux en France pour couvrir tous les domaines. Par contre, si pour vous « qualifié » rime plutôt avec « professionnel »… j’ai peut-être de quoi vous aider.

Soyons clairs, mieux vaut abandonner définitivement les moteurs de recherche. La raison est simple, le mot « traducteur » y est utilisé aussi bien pour désigner les personnes que les machines. Résultat : vous serez redirigé en priorité vers des dictionnaires en ligne et des traducteurs automatiques (Google Translate, Bing Translor, Reverso, Linguee, etc.).

Au fil de vos errances, vous atterrirez peut-être sur une ou deux plateformes de traduction. Là encore, ces plateformes ne vous seront d’aucune utilité, car leurs responsables ont rarement l’habitude de gérer des projets en japonais. Les rémunérations proposées aux traducteurs sont tellement ridicules que vous n’y trouverez aucun professionnel en japonais. J’entends par « professionnel » un traducteur qui vit de son métier, par opposition à l’étudiant-entrepreneur, au professeur de langues ou à la femme au foyer qui souhaite seulement arrondir ses fins de mois.

Zoom sur les personnes
Zoom sur les personnes, par Geralt sur Pixabay.com

Vos meilleurs amis : les annuaires des associations professionnelles

Heureusement pour vous, il existe de petites mines d’or : les annuaires des associations de traducteurs. Vous y trouverez la liste des membres et leurs coordonnées. Je vous propose d’en découvrir cinq, dans lesquels vous trouverez à coup sûr des traducteurs qualifiés. Il existe d’autres associations, mais je ne les présente pas ici, car je ne peux pas garantir que vous y trouverez des interlocuteurs francophones.

1) Les associations généralistes

La Société française des traducteurs (SFT)

La SFT est le principal regroupement de traducteurs professionnels en France, de par son nombre de membres. L’adhésion se fait sur présentation d’un dossier, qui permet de confirmer que le traducteur est un véritable professionnel, en règle avec les lois du pays dans lequel il est installé.

En juillet 2018, vous trouverez dans l’annuaire de la SFT 24 traducteurs japonais > français, dont 12 de langue maternelle française. Je vous l’accorde, c’est peu comparé aux 882 traducteurs anglais > français… mais le traducteur de vos rêves se cache peut-être derrière l’un de ces 24 noms !

La Japan Association of Translators (JAT)

La JAT se trouve au Japon, mais elle accueille volontiers les traducteurs installés à l’étranger. Elle regroupe principalement des traducteurs anglais-japonais, mais on y trouve tout de même 13 traducteurs japonais > français en juillet 2018.

L’Association des traducteurs, terminologues et interprètes suisses (ASTII)

L’ASTII m’est moins familière, car elle se situe en Suisse. J’entends tout de même régulièrement parler des événements et des formations qui y sont organisés. Elle est l’équivalent suisse de notre SFT française. Je vous la propose pour deux raisons : 1) les conditions d’adhésion étant relativement strictes, vous pouvez vous rassurer sur le professionnalisme des membres et 2) vous trouverez des interlocuteurs francophones. L’ASTII ne compte qu’un seul traducteur japonais > français en juillet 2018… mais qui sait si ce n’est pas le seul qu’il vous faut ? La liste s’allongera peut-être au fil des ans, donc n’hésitez pas à consulter régulièrement cet annuaire.

2) Les associations spécialisées

Revenons en France, avec deux associations qui regroupent certains types de traducteurs en particulier. Vous obtiendrez peut-être des doublons avec les annuaires des associations généralistes, mais si votre projet est précis, vous trouverez plus rapidement votre bonheur.

L’Association des traducteurs littéraires de France (ATLF)

L’ATLF regroupe les traducteurs littéraires, spécialistes des livres et habitués des maisons d’édition. Si vous souhaitez faire traduire et publier un ouvrage, vous frappez à la bonne porte.

L’Association des traducteurs et adaptateurs de l’audiovisuel (ATAA)

Vous avez besoin d’un spécialiste du doublage, du sous-titrage ou du voice-over ? C’est dans l’annuaire de l’ATAA que vous trouverez votre bonheur. Cette association regroupe les traducteurs spécialistes de l’audiovisuel. En juillet 2018, on y trouve 2 traducteurs et adaptateurs japonais > français.

 

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Groupe, par rawpixel sur Pixabay.com

Pourquoi privilégier les traducteurs membres d’une association professionnelle ?

Certains m’accuseront peut-être de favoritisme. C’est vrai, je ne recommande que des traducteurs membres d’associations. Pourquoi ? Parce que je considère que l’adhésion à une association professionnelle dans son secteur d’activité est un gage de qualité. Dans une association, le traducteur se tient au courant de l’actualité, des règles de sa profession, des nouveaux outils sur le marché, etc. Mieux encore : grâce à la présence de collègues qui travaillent différemment, il a des occasions de remettre en question ses pratiques. En bref, la traduction étant un métier assez solitaire, je préfère vous présenter ceux qui font l’effort de « sortir de leur grotte », pour rester en phase avec leur temps.

Bonnes recherches !

Les bons traducteurs de français et de japonais sont peut-être peu nombreux, mais j’espère vous avoir donné de nouvelles pistes pour dénicher votre perle rare. Je suis celle qu’il vous faut ? Vous savez où me trouver. 😉


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