Connaissez-vous le diplôme de compétence en japonais (JLPT) ?

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Diplôme
Diplôme, par Clker-Free-Vector-Images sur Pixabay.com

Lorsque vous vous renseignez sur les compétences d’une personne en anglais, vous avez peut-être l’habitude de vérifier si elle possède certains diplômes courants : le TOEIC ou le TOEFL. Sachez qu’il existe un diplôme équivalent en japonais : le Japanese Language Proficiency Test (JLPT).

C’est quoi, le JLPT ?

Le Japanese Language Proficiency Test (JLPT) est un examen officiel de compétence en langue japonaise, organisé par la Fondation du Japon. Vous pouvez le passer au Japon ou dans une soixantaine d’autres pays. En France, il a lieu une seule fois par an : le premier dimanche de décembre (à Paris, Lyon, Bordeaux et Strasbourg). Il dure entre 2 et 3 heures, selon le niveau de difficulté choisi, et se présente sous la forme d’un questionnaire à choix multiple (QCM), comme souvent au Japon. En cas de réussite, vous obtenez un diplôme qui est très souvent exigé par les entreprises japonaises lorsqu’elles recrutent des étrangers.

Quelles sont les compétences évaluées ?

Qui dit QCM, dit adieu à l’expression écrite et orale. Les candidats sont évalués uniquement sur leur compréhension du japonais :

  • la compréhension écrite : lecture de textes et questions de grammaire, de vocabulaire et de maîtrise des caractères japonais.
  • la compréhension orale : écoute de dialogues, d’annonces et de présentations orales.

L’examen est assez éprouvant, car vous devez répondre à de nombreuses questions en un temps limité. La lecture des textes, en particulier, demande une certaine vitesse de lecture et une bonne gestion du temps.

Comment interpréter les résultats ?

Le JLPT se décline en cinq niveaux :

  • N5 (le plus simple) – Vous devez démontrer que vous possédez les bases en japonais. C’est le niveau idéal pour découvrir cet examen, sans trop de pression.
  • N4 – Il est temps de démontrer que vous avez un peu de bagages et que vous n’êtes plus un simple débutant. Réussir le JLPT à ce niveau est synonyme de bons résultats à l’épreuve de japonais (LV3 en option) au baccalauréat.
  • N3 – À ce stade, vous prouvez que vous possédez un niveau intermédiaire en japonais, langue que vous étudiez probablement à l’université depuis un an ou deux. Beaucoup de candidats attaquent le JLPT pour la première fois au niveau 3.
  • N2 – Voilà les résultats qu’on attend généralement d’un étudiant à la sortie de l’université : une bonne connaissance de la langue et une aisance suffisante pour tenter sa chance au Japon. Il vous manque quelques connaissances et du vocabulaire ? Peu importe, vous saurez vous débrouiller et vous apprendrez le reste avec le temps. Vous pouvez vous contenter d’un diplôme de niveau 2 sans avoir à rougir.
  • N1 (le plus difficile) – Seuls les plus expérimentés tentent leur chance à ce niveau. C’est le défi qu’on relève pour évaluer sa maîtrise du japonais, sans pour autant espérer réussir du premier coup. On attend de vous une très bonne compréhension du japonais sur des sujets très variés, parfois pointus ou très atypiques. Même les plus chevronnés ressortent leurs vieux manuels poussiéreux et révisent sérieusement avant de s’y présenter.
QCM
Quiz, par eslfuntaiwan sur Pixabay.com

Les résultats sont-ils fiables ?

Attention, nous parlons ici d’un QCM. Rien ni personne ne vous empêche de cocher une case au hasard lorsque vous bloquez sur une question. Soyons toutefois réalistes, il est difficile de réussir un examen aussi long en choisissant toutes les réponses au hasard. Malgré tout, un candidat qui réussirait l’examen de justesse aura peut-être profité d’un petit coup de chance…

Le JLPT permet d’évaluer la compréhension de la langue japonaise, et non pas l’expression. C’est l’idéal pour un traducteur qui travaille du japonais vers une autre langue. S’il comprend parfaitement les textes japonais que vous lui fournissez, c’est un très bon début. 😉 Par contre, pour la traduction dans le sens inverse (une autre langue vers le japonais), c’est raté. Rien dans cet examen ne vous garantit qu’il saura rédiger des textes dans un japonais convenable. C’est pourquoi je vous invite à tenir compte de cet examen uniquement pour les traducteurs qui travaillent depuis le japonais vers une autre langue. Pour une traduction vers le japonais, vous devez trouver une personne dont le japonais est la langue maternelle.

Un diplôme, c’est bien, mais ça ne fait pas tout.

Au final, le JLPT est un examen au format fixe, que vous pouvez bachoter ou réviser en suivant des cours de préparation officiels. Il existe des tas d’astuces pour grappiller quelques points qui n’ont rien à voir avec la maîtrise du japonais. Puisqu’il s’agit d’un QCM, vous pouvez trouver certaines bonnes réponses par simple élimination, par exemple. À l’inverse, des personnes très talentueuses peuvent échouer pour diverses raisons, par exemple une mauvaise gestion du temps ou du stress. Il serait toutefois dommage de les considérer d’office comme des incompétents ou des mauvais traducteurs.

Autrement dit, un diplôme du JLPT N1 ne fait pas de vous un maître du japonais. Je vous invite donc à rester réalistes face à la mention d’un diplôme du JLPT, comme vous le feriez pour le TOEIC en anglais. Considérez-le comme un bonus dans un profil ou sur un CV : intéressant au niveau N2 et très appréciable au niveau N1.


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